Les investissements complices de la Caisse ont diminué de 1 milliards $ au cours de l’année 2025, soit une réduction de 3,6 %. Mais comme nous ne comptabilisons plus, comme investissements complices, les actifs de 7,9 milliards $ de la Caisse dans Alstom et WSP, cela indique plutôt une augmentation importante des autres investissements complices de la Caisse! En outre, nous constatons une croissance de 10,7 % des investissements de la Caisse dans les entreprises militaires qui profitent du génocide à Gaza; de 30 % dans Alphabet, Amazon et Microsoft; de 208 % dans Airbnb, Booking et Expedia.
Depuis plus de trois ans, divers acteurs de la société civile québécoise interviennent auprès de la Caisse afin qu’elle reconnaisse le caractère hautement problématique, au plan légal et éthique, de toutes les activités économiques qui contribuent, d’une manière ou d’une autre, aux crimes d’Israël contre le peuple palestinien. Et nous demandons qu’elle désinvestisse de toutes les compagnies ayant de telles activités.
Mais, immanquablement, la Caisse tente de ramener le sujet sur «son exposition en Israël», c’est-à-dire sur ses investissements dans des compagnies israéliennes, qui ont diminué de 44 % en deux ans, passant de 431,5 millions $ fin-2023 à 240,7 millions $ fin-2025, soit de 0,1 % de son portefeuille à 0,04 % de son portefeuille. C’est une tendance que nous reconnaissons d’emblée, qui résulte de la mobilisation citoyenne, mais la Caisse a l’obligation de faire beaucoup plus. Car notre analyse révèle qu’au 31 décembre 2025, la Caisse investissait 26,4 milliards $ dans 81 entreprises de partout dans le monde ayant des activités complices des crimes d’Israël, ce qui représente 5,1 % de son portefeuille et 140 fois plus que son « exposition en Israël ».
Non seulement la Caisse doit faire plus, mais elle peut clairement faire plus, comme l’a révélé lui-même le PDG de la Caisse, Charles Émond, en commission des finances publiques le 12 mai 2026. Il a alors clairement affirmé que la vente de la division israélienne de WSP Global était un « résultat tangible » d’une intervention de la Caisse (guidée par sa politique des droits de la personne) auprès d’une entreprise dont elle est un actionnaire important. Et quand elle n’est pas un actionnaire important, la Caisse a d’autres canaux pour intervenir de concert avec d’autres investisseurs.
De plus en plus de Québécois·es découvrent avec stupéfaction que des investissements de la Caisse les rendent complices des crimes contre le peuple palestinien et font connaître leur opposition, notamment à travers la campagne « Sortons la Caisse des crimes en Palestine ». Cette analyse se veut un outil de plus pour soutenir leur mobilisation.
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